Un robot calmar à la rescousse des scientifiques des fonds marins

Partagez sur les réseaux sociaux

Le 11 octobre 2020 Par Richard Desrochers

Récemment, des ingénieurs de l’université de la Californie (San Diégo) ont construit un robot semblable à un calmar qui peut nager sans être attaché. Comme le calmar, d’où le nom de robot calmar, ce dernier se propulse en générant des jets d’eau. Mieux encore, équipé d’une caméra, le robot calmar peut également photographier les sols marins pour améliorer l’exploitation et les études des fonds marins. Voici quelques détails des trouvailles audacieuses de l’équipe de recherche.

L’inspiration du calmar

Afin de pouvoir naviguer autrement et sans attache, le calmar a été savamment étudié sous toutes ces coutures. Les caractéristiques biométriques et mécaniques ont servi notamment à reproduire les caractéristiques de déplacement et les propriétés physiques du robot calmar.

À l’instar des robots actuels souvent attachés et rigides, le robot calmar est principalement fabriqué à partir de matériaux souples tels que le polymère acrylique et quelques pièces rigides qui le protègent des dangers des milieux rocheux. Mieux encore, les robots rigides ont tendance à explorer les fonds marins très lentement, ce qui n’est pas le cas avec ce nouveau robot calmar.

Une équipe exceptionnelle

L’équipe de recherche, qui comprend des roboticiens et des experts en simulation informatique ainsi qu’en dynamique des fluides expérimentale, s’est tournée vers les céphalopodes comme un bon modèle pour résoudre différents problèmes que rencontraient les robots d’exploration actuels. Comme mentionné plus tôt, le robot calmar se déplace plus rapidement, mais à l’aide de sa buse de direction, il peut se déplacer plus facilement que les autres robots actuels.

Évidemment, comme tous les autres robots sous-marins, les ingénieurs se devaient notamment de s’assurer de l’étanchéité des composantes électriques tels que la batterie et la caméra.

L’Équipe a notamment réussi à régler la vitesse à environ 18 à 32 centimètres par seconde (environ un demi-mile par heure), ce qui est plus rapide des autres robots actuels. Bref, un autre bel exemple d’inspiration biologique au service des ingénieurs.